vendredi 4 avril 2008

Le manuel du parfait petit voyageur français en Argentine

Ce post s'adresse à vous tous, français et européens, qui souhaitez voyager un jour en Argentine.
D'abord, je vous félicite de votre choix, l'Argentine est une très belle destination, vous n'allez pas être déçu! Mais il y a une chose qu'il faut comprendre quand on arrive en Argentine, c'est que ici, les banques ne sont pas considérées comme des amis, la banque, c'est l'ennemi public numéro 1!
C'est comme ça depuis toujours je pense et encore plus depuis que les argentins y ont laissé leur chemise lors de la crise de 2001!
Rares sont les argentins qui mettent toutes leurs économies à la banque, ici soit on garde sous le matelas, soit on investi dans les champs ou l'immobilier, mais c'est rare qu'on laisse des fortunes dormir sur son compte en banque. D'ailleurs tous les argentins n'ont pas forcément un compte, ici ça ne pose pas de problème de payer les gens en liquide, et même pas pour que ça soit au noir, juste parce que les gens sont habitués comme ça.
Evidemment c'est dur à comprendre pour nous, car nous sommes habitués à avoir peu de liquide sur nous et à tout payer par carte. Ici généralement on paie en carte pour pouvoir payer en plusieurs fois, sinon on paie en liquide.
Alors qu'est-ce que ça change pour nous petits européens?!
Ca change tout notre mode de vie! Ca nous oblige à nous balader avec de grosses sommes sur nous alors qu'on nous a toujours dit qu'il fallait pas, et ça nous force à redoubler d'ingéniosité quand on est habitué à pouvoir se promener tranquillement sans peur si tracas!

Pour moi, l'outil indispensable au voyageur qui va en argentine, c'est la petite pochette "invisible" (sorte de babane en tissu) qu'on cache sur soi, bien à l'abri contre son ventre et sous tous ses vêtements! C'est là qu'on met son passeport, sa carte bleue et ses ptites économies! C'est la cachette inaccessible au petit voleur à la sauvette, qui va plutôt s'attaquer à la poche de jean ou au sac à main. Ca coûte rien, c'est rassurant, et comme ça on est tranquille. En vérité, je répète, nous n'avons jamais eu aucun problème ici, et je pense qu'il y a pas plus de vols à Buenos Aires qu'à Paris, mais bon...

Comment apporter l'argent?
Mon conseil: Ne prenez pas de traveller chèque, c'est difficile à changer. Je sais, ils sont censés être échangeable partout, et bien que votre banquière vous certifie qu'il n'y aura pas de soucis (ce qui peut être vrai, surtout à Buenos Aires, mais pas sûr à 100%), dans bien des banques on vous refusera tout simplement de le changer, et après, va trouver une solution....

Pour un voyage de courte durée, le mieux c'est d'avoir déjà du liquide sur soi, dans la petite poche secrète et cacher un peu dans votre balluchon (pas la valise bien sûr!!!), en euros ou en dollars ça ne posera aucun problème, et de changer les sommes nécessaires quand besoin est. Je précise qu'il est facile de changer de l'argent ici. Les banques changent les euros, y'a des maisons de change (ex: coin). On trouve aussi des gens dans la rue qui changent l'argent à un taux plus intéressent souvent mais là, vous prenez des risques....
La carte bancaire: Ne paniquer pas si votre carte ne marche pas! Ca m'est arrivé! Ma carte ne fonctionne que dans le réseau LINK et je peux tirer max 320 pesos (70 euros) et ça me prend 3,70 euros de commission. C'est cher, mais avec 300 pesos on vit quelques jours ici et puis ça suffit pour les dépenses quotidiennes.

Maintenant pour les grosses dépenses superflues genre "whaou, j'adore cette veste en cuir!" ou "c'était pas prévu mais vu que je suis là je me payerai bien une escapade à El Calafate!" et bien prévoyer un budget sur votre somme en liquide qui vous permette de pouvoir changer des sommes suffisamment importantes pour pouvoir vous faire plaisir!
Les "on dit": On conseille aux européens d'éviter de payer avec leurs cartes dans les magasins, resto, etc... bon, je sais pas, tous les argentins le font et j'ai jamais entendu le moindre problème. Dans le doute, si ce n'est pas un cas de force majeure, autant éviter puisque c'est ce que recommande les gens...

Si vous venez voir quelqu'un, que vous savez d'avance que vous aurez de grosses dépenses et que vous voulez transporter votre argent en sécurité, il reste western union, mais souvenez vous que l'Argentine, c'est pas cher, alors normalement vous ne devriez pas avoir besoin de passer par là.

Pour les endroits touristiques, il est souvent possible de réserver par internet et même de payer sur internet (surtout pour le sud, parce que sinon c'est vraiment pas courant dans le reste du pays...) mais c'est souvent plus cher. Si vous prenez l'avion, réservez et payez de France, ça fait une grosse somme de moins à débourser sur place.
Pour le reste, les bus, tout comme la nourriture, les bars, et tous les services en général ne sont pas très chers.

Le plus dur pour les français qui partent vivre en Argentine en vérité c'est de rapatrier ses fonds! Et oui, les étrangers n'ont pas le droit d'ouvrir un compte (ça commence bien!). Ensuite, pour faire un virement de son compte français à un compte argentin, il faut d'abord ouvrir un dossier al banco nación, expliquer pourquoi on veut faire venir de l'argent dans le pays, et ensuite attendre qu'ils examinent le dossier et veulent bien nous donner une réponse (qui ne sera pas nécessairement positive, il faut le savoir!). Assez décourageant, non? Une fois qu'on est dans le pays il reste western union mais les commissions sont assez importantes, donc si vous partez vivre en Argentine prenez assez d'argent avec vous parce qu'après c'est compliqué pour le faire venir!!!!!!

Voilà, vous êtes fin prêt pour votre voyage!

mercredi 2 avril 2008

C'est le bordel!

Et voilà, quand je vivais à Paris, je devais me taper la grève interminable de la SNCF et maintenant que je change de pays, rebelotte!!
Evidemment c'est pas la SNCF qui est en cause cette fois-ci (en tout cas pas encore, attendons de voir si le train se construit:)!), ici c'est le champ qui fout le bordel. Leur technique, c'est de couper les routes (toutes les routes du pays), dans un pays où tout se fait par la route, le train n'étant pas développé, c'est légèrement embêtant!!
Tout a commencé il y a deux semaines avec une augmentation des taxes sur les exportations agricoles (voir article)
Qui dit blocage des routes dit blocage des camions donc manque de ré approvisionnement dans les étalages et donc peuple en colère! Le pays est désormais divisé entre les partisans des paysans et ceux qui veulent le retour de la viande dans les étalages (pour faire simple!).
Du coup, les argentins ont ressorti leurs casseroles (un classique depuis la crise de 2001) pour faire du bruit dans les rues et faire entendre leur mécontentement!
Mais que fait le gouvernement je vous le demande?! Bah il fait des discours à la télé , je crois que la dernière position en date c'était: nous ne céderons pas....c'est pas ça qui va nous donner de la viande à mettre sur la parilla!.
La situation concrète à Río Cuarto maintenant: en tant que ville située au milieu des champs, vous imaginez bien que nous avons vécu les piquets de grève de plein fouet! Ici on manifeste (pas moi, depuis la dernière grève de la SNCF et le coup des étudiants qui voulaient faire annuler mes partiels à la fac je me suis désolidarisée de tout type de manifestations...on ne m'y reprendra plus, c'est fini!) et surtout, on fait des réserves de tout ce qu'on trouve en magasin parce que rien ne passe par la route, et encore moins la viande, alors c'est la folie!
En vérité y'a à manger: reste tout ce qui est poisson (comme ça se vend moins y'a de bon stock), les fruits et légumes, et puis of course, pâtes, riz et tout ce genre de trucs mais c'est vrai que plusieurs commerces ont dû fermer leurs portes pour manque de marchandises et que plus les jours passent moins y'a de choses à vendre...

Alors ça fait un peu d'animation! Sur la route, les camions restent bloqués des heures entières, les bus aussi, certains jours personne ne passe, d'autres jours c'est toutes les demi-heure...tout cela dépend du discours du jour du gouvernement, plus il s'obstine, plus le champ se rebelle, et vice-versa!
Lors de notre escapade à Mendoza, nous n'avons pas trop souffert de la grève, même si les piquets étaient bel et bien présentss, mais d'autres n'ont pas eu notre chance! Ainsi un voyage de 8h peut facilement prendre 15h avec tout ça...si le bus peut passer!

Voilà donc où nous en sommes Mesdames et Messieurs! Comme quoi je suis pas dépaysée ici moi! A quand l'arrivée de José Bové en Argentine pour soutenir les paysans en lutte?!

samedi 29 mars 2008

Un petit détour du coté de ..MENDOZA

Notre vie a failli basculer suite à un appel que nous avons reçu mardi dernier. Au téléphone, le représentant d'une "bodega" française basée en Argentine qui souhaite nous faire un premier entretien au téléphone. Ok, premier entretien réussi, salaire alléchant mais condition sine qua none, déménager à Mendoza et plus précisément, dans un petit village, et plus précisément, à 10km au milieu de rien à coté du petit village!

Qu'a cela ne tienne, rien ne nous fait peur!!! Appel du propriétaire du domaine viticole le soir même de l'entretien (mardi) pour voir quand est-ce qu'on pourrait se rencontrer. Ca tombe bien, on est libre cette semaine, lui aussi, le RDV est donc pris pour jeudi matin!
C'est là que commence notre "parcours aventure"!
Il faut savoir qu'en ce moment, c'est le bordel, manifestations, on bloque les routes et tout le toutim! Alors suspens: passera -on au travers des paysans en colère ou restera t- on bloqué pendant des heures durant?! Pari réussi, nous passons les piquets de grève sans difficulté grâce à notre chauffeur rusé qui est passé par les champs pour couper la route et passer à travers les barrages (ça disait propriété privé quand même mais bon, la fin justifie les moyens!)
Sept heures de bus plus tard, arrivée à Mendoza ville. Pas le temps de souffler, nous enchainons directement sur notre bus suivant direction Tupungato (le petit village). Deux hures plus tard (ça commence à faire long...), nous sommes à Tupungato, c'est moins petit que ce que je pensais, y'a un peu de tout (j'apprendrais par la suite que c'est la capitale du département, en résumé, la seule ville du département, c'est pour ça!). Petit café (car y'avait un café!), on se rafraichi un peu et on se met en contact avec notre hôte pour qu'il vienne nous chercher et nous amener dans la bodega. Tout va bien.... 40 mn plus tard nous voilà en route vers l'aventure!

On arrive, joli domaine, en fait le gars a tout lâché à 50 ans pour "recommencer" sa vie en Argentine et repartir de zéro. On sent que ça lui a réussi, ça va plutôt bien pour lui (tu m'étonnes, il exporte 95% de sa prod, vu la conjoncture en Argentine, ça ne peut qu'aller bien pour lui!).


Ca reste une entreprise familiale, peu d'employés, la plupart venus de France (sauf les vendangeurs et tous les autres boulots chiants qui eux sont de Bolivie...). On arrive, on visite, ça tourne autour du pot, on voit pas bien pourquoi on est là (on le saura en fait jamais!), y'a du travail, notre profil convient, ce qu'ils arrivent pas trop à expliquer c'est: en quoi consisterait notre travail?! (ils sont bien gentils mais on est au milieu des champs perdus et moi je quitte pas tout pour un boulot si je sais pas en quoi ça consiste!!!).
En fait, le gentil monsieur de la bodega nous a gracieusement offert l'hospitalité pour une nuit, ce que nous avons accepté avec plaisir...sauf que sans voiture les champs ça devient vite une prison!
Par chance ils ont pensé qu'on pouvait peut-être avoir faim alors ils nous ont emmené manger au village (pendant qu'ils mangeaient dans un autre resto avec des américains pour affaire). Il faut savoir que Tupungato est réputé pour son art culinaire, et nous n'avons pas été déçu! Un petit resto qui payait pas de mine mais une cuisine excellente, c'est déjà ça! Retour à la bodega, il est 16h. Le truc, c'est qu'on le reverra pas avant le lendemain matin, pour partir en fait!
Alors on s'est promené dans les raisins (ça m'a rappelé des souvenirs, n'est-ce pas Nath!!). Moi je m'attendais à un peu plus d'intérêt, il nous a même pas fait gouté son vin! En plus la nuit il a plu, ça gouttait sur notre lit...bref à 8h du mat on était prêt à partir direction Mendoza pour revenir un peu à la civilisation!



Mendoza....
Malheureusement on n'a pas eu beau temps, et en plus on était pressé par le temps alors on a pas vu grand chose de toutes les attractions touristiques qu'il y a à voir dans le coin mais rien que de se promener dans les rues on sent que c'est une ville où il fait bon vivre! C'est la quatrième plus grande d'Argentine, alors forcement y'a de l'activité! Mendoza, c'est la région des vins,



c'est bordé par la cordillère des Andes qui sert de frontière entre le Chili et l'Argentine. Il parait que la meilleure saison pour voir Mendoza c'est en automne, car il y a pas mal de végétation et que tous les arbres prennent de belles couleurs.

Evidemment, tout tourne autour du vin là-bas!
Beaucoup de tourisme (et de touristes)



La ville est belle, propre, calme, "bien rangéee"! On a l'air d'y vivre paisiblement. On peut se promener dans les nombreux parcs




une fois de plus, une statue de San Martín!

La prochaine fois on essayera de faire la route des vins...histoire de gouter au moins aux vins locaux!

Verdict de l'entretien: on vous rappellera dans 8 jours, on sait ce que ça veut dire!!!! Mais c'est pas grave car au moins ça nous a permis de visiter encore un peu plus l'Argentine et de connaitre des petits coins pittoresques! (je crois pas que j'aurais choisi Tupungato comme ça, spontanément!)

Voilà pour les dernières nouvelles!

jeudi 20 mars 2008

Le cinéma argentin

Nouveau pays, nouvelle culture et donc nouveau cinéma!!!
C'est de cinéma que nous allons parler aujourd'hui!


The top of the top, celui qui est désormais internationalement connu et dont on a beaucoup entendu parler c'est incontestablement NUEVE REINAS (2000), de Fabián Bielinsky, avec Ricardo Darín, Gastón Pauls, Leticia Brédice.
L'histoire: Deux escrocs se rencontrent par hasard dans une station service de Buenos Aires. Après avoir tenté sans succès de répéter deux fois la même arnaque, Marcos, le plus âgé, aide Juan, le plus jeune, à se tirer d’affaire. Ils errent dans la ville et font connaissance en menant plusieurs coups afin de « démarrer une collaboration ». Etonné de la capacité d’improvisation de son collègue, Marcos semble vouloir se dégager des voleurs et escrocs qu’il côtoie dans la rue. Avec sa voix en off, la caméra montre en détail - par des plans brefs qui montrent leur action - les véritables délinquants dont il se démarque. Cette séquence s’attache à montrer une culture urbaine « porteño» exacerbée par la crise en proposant une radiographie morale parodique.

C'est un peu du genre "Ocean Eleven" mais à l'argentine! Très bon film je trouve, j'ai beaucoup aimé.
L'acteur, Ricardo Darín, c'est un peu la "star nationale", l'acteur en vogue qu'on voit dans plein de films et qu'on s'arrache!!!




EL HIJO DE LA NOVIA (2001), De Juan José Campanella avec de nouveau, Ricardo Darín!!
L'histoire: Rafael Belvedere est victime d’une attaque à l’âge de 42 ans. Il vit dans l’ombre de son père et se sent coupable des rares visites qu’il rend à sa mère placée dans une maison de retraite. Son ex-femme lui reproche de ne pas passer suffisamment de temps avec sa fille et il hésite toujours à s’engager avec sa petite amie. Alors qu’il est au plus mal, une légère attaque cardiaque le rapproche d’un de ses ami d’enfance, Juan Carlos, qui va aider Rafael à reconstruire son passé et repartir sur de nouvelles bases.

Un film très émouvant que je conseille, personnellement



VALENTÍN (2002), De Alejandro Agresti
L'histoire: L’histoire se passe vers la fin des années 60. Valentin, un jeune garçon de 8 ans, vit avec sa grand-mère à Buenos Aires et découvre que sa famille a des problèmes qu’il est le seul à pouvoir résoudre.

C'est pas forcément le meilleur film mais c'est bien fait et on se prend vite à l'histoire...



NO SOS VOS SOY YO (2004) de Juan Taratuto, Avec Diego Peretti
L’histoire : Javier et Maria vivent ensemble. Mécontent de leurs vies en Argentine, ils ont décidé d’émigrer à Miami à la recherche d’une vie meilleure. Maria obtient la citoyenneté américaine. Ils décident donc de se marier à la hâte et elle part la première. Il démissionne de son travail, vend sa voiture, son appartement et fait ses valises. Sur le chemin qui le mène à l’aéroport il reçoit un appel de Maria qui lui dit qu’elle ne souhaite pas qu’il vienne la rejoindre….

Une comédie romantique pas du tout niaise et plutôt bien réussie.



EL AURA (2005), De Fabián Bielinsky, avec Ricardo Darín
L'histoire: Espinoza est un taxidermiste timide qui rêve secrètement de réaliser le braquage parfait. Lors de son tout premier week-end de chasse, dans une forêt calme de la Patagonie, son rêve va devenir réaliter…

Un film intéressent mais pas trop mon style. Il est surtout connu parce que c'est le dernier film qu'a réalisé Bielinsky avant de mourir.


LA SEÑAL (2007), De Ricardo Darín et Martin Hodara, avec Ricardo Darín, Diego Peretti et Julieta Díaz.
L’histoire se situe durant les derniers jours de vie d'Eva Perón. Deux détectives se retrouve mêler à une histoire de corruption et sont menacés par la mafia... SUSPENS!



Depuis quelques années, on assiste aussi à un nouveau genre de film, type road-movies, qui sont souvent des films à petits budgets qui ont finalement trouvé leur place dans les salles obscures.

Un exemple,


HISTORIAS MÍNIMAS (2002) de Carlos Sorin.
L'histoire: Trois histoires qui s’entremêlent, sans rapport entre elles si ce n’est qu’elles se passent au fin fond de la Patagonie. Des histoires simples, assez attachantes, et qui mine de rien font intervenir tout un lot de sentiments élémentaires. Au final, c’est un beau road-movie, à la fois simple et fort.

Surement mon film préféré du genre, très bien fait.

Un autre exemple, ce serait:

BOMBÓN EL PERRO (2004) De Carlos Sorin
L'histoire: Juan "Coco" Villegas est vieux. Lui qui a travaillé dans une station service toute sa vie se retrouve au chômage du jour au lendemain. Il essaie d'abord de survivre en vendant des couteaux mais cela ne fonctionne pas. Cependant un beau jour, alors qu'il réparait une voiture dans une ferme, il fini par trouver une activité en acceptant de prendre sous son aile un chien. C’est là que sa vie va enfin commencé à s’améliorer

Personnellement je suis pas fan mais c'est un bel exemple!

Bien sûr ce n'est qu'un échantillon de tous les films argentins intéressants que l'on peut trouver sur le marché mais ça vous donne déjà une idée du septième art argentin!

Pour les plus curieux on peut trouver "les neuf reines" (9 reinas) à la fnac, et en français, et pour les autres, ils sont sortis en Europe, mais quant à les trouver, c'est un peu au petit bonheur la chance!

Bon film!

mercredi 19 mars 2008

Vive l'Amérique!

Lundi, je suis allée donner cours dans un endroit de la ville qui m'était encore inconnu: LE GOLF!
C'est certes un endroit où on peut jouer au golf mais également une espèce de résidence privée où se retrouve les gens très riches qui ne souhaitent pas se mélanger à la populasse locale!
C'est plein de grandes et belles maisons avec des femmes au foyer qui ont des employés domestiques pour faire toutes les tâches de la maison, cuisiner et répondre au téléphone comme ça elles peuvent aller boire le thé chez leurs copines du golf qui ont aussi rien à faire!
Quand on vit au golf (et même quand on n'y vit pas!) on envoie son enfant dans l'école où je travaille, parce que c'est une école privée qui coûte cher, et surtout qui préconise une éducation bilingue pour assurer l'avenir de ces chères têtes blondes!
Et le reste du temps quand ils ne sont pas à l'école les enfants doivent avoir une activité: sport ou cours particuliers (même si la tendance est en fait présente dans toute les catégories sociales, ici on se bouge, on se cultive, on reste pas devant la TV!!!)
C'est comme ça que je suis rentrée dans le cercle très privé du golf! Evidemment avec mon chauffeur de taxi on s'est perdu, parce que quand on ne connait pas ça devient vite un labirhynte!
Au Golf les rues sont faites de terre, ce qui pourrait paraitre limite tiers monde en France mais très huppé en Argentine! (du coup t'as la thune pour t'acheter un tailleur Chanel mais tu peux pas parce que t'es condamné à porter des baskets pour le reste de ta vie!).
Moi j'avais déjà entendu parler de ces "barrios cerrados" comme on dit ici ou quartiers exclusifs en français où les gens ce regroupent et sont protégés par des dispositifs de sécurité plus ou moins élaborés selon la zone et le danger of course!
Celui de Río Cuarto est pas non plus super chic! Ici ce sont les champs qui rapportent je vous le rappelle alors c'est pas aussi exclusif que ça pourrait l'être à Buenos Aires....en tout cas c'est l'impression que ça m'a donné!
Ici c'est pas non plus la paranoïa dans le golf. On peut encore entrer et sortir de là sans avoir à montrer patte blanche, ce qui n'est pas le cas de tous les golfs du pays!

En France quand on est riche, on aurait plutôt tendance à s'acheter un appart dans Paris ou au contraire à acheter une grande maison (voir château!) dans la paisible campagne, non?

Ici le kiffe c'est de vivre là dedans! Enfermé dans cette société pseudo-idyllique!
En vérité je pense que les habitants du golf se sont diversifiés depuis la crise de 2001 car plus d'un homme d'affaire y a laissé sa chemise et s'est vu contraint de changer de style de vie.

Les sociétés exclusives j'imagine que ça a ses plus et ses moins: on n'y vit en sécurité mais ça peut aussi débouché sur les pires scandales!

Un scandale à la "Desperate Housewives" a d'ailleurs éclaté l'année dernière au sein de ce cher Golf riocuartense (= de rio cuarto): LE CAS DALMASSO! une femme assassinée en plein acte sexuel. Les accusés: le peintre qui venait faire des travaux, quelques voisins hommes d'affaires qui avaient une liaison avec elle (innocentés rapido) et LE FILS! Bah, dégueulasse! Je sais c'est ouf comme affaire! Après analyse du sperme par le FBI on a découvert qu'il s'agissait de quelqu'un de la famille de la victime: le père et le grand-père tous deux disposaient d'alibi en béton, le fils lui...hmmm!
Autant vous dire que Rio Cuarto a été sous le feu des projecteurs pendant un petit bout de temps!
Maintenant l'enquête continue et le fils est toujours présumé innocent jusqu'à preuve du contraire mais bien coupable dans la tête de l'opinion générale!!!

Et oui c'est pas rose tous les jours la vie de château!!!!!!

A part ça tout va bien, je commence à prendre mes marques ici et j'ai toujours l'espoir de déménager bientôt! Et je vais mieux au fait j'ai retrouvé ma voix!

Bisous à tous!