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vendredi 18 novembre 2011

Trois ans déjà

Aujourd'hui, il y a trois ans, nous posions nos valises rue St Christophe, au centre-ville, dans un mini studio, après 16 heures de vol et deux changements d'avion.

Trois ans plus tard, nous avons fait un sacré bout de chemin. Nous avons connu deux quartiers complètement distincts (en fait, trois si on compte les quelques semaines passées au centre), fait plusieurs boulots avant de créer notre propre entreprise et bien sûr, le meilleur pour la fin, fondé une famille.

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novembre 2008 - rue saint Christophe

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Verdun, 2009-2011

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Villeray, 2011

Trois ans plus tard, la seule chose que je changerais de mon parcours, c'est la date de mon arrivée en terre canadienne, car arriver fin novembre, avec le froid, la neige et la nuit qui tombe à 16h, ce ne sont pas forcément les meilleures conditions pour découvrir Montréal. Je pense avec le recul que les gens qui arrivent à partir d'avril-mai, avec le printemps, et qui ont tout l'été pour découvrir la ville avant l'hiver sont mieux préparés pour affronter les grands froids, mais c'est mon avis personnel.

Je ne peux pas dire que je me sois intégrée rapidement, en fait on a même connu pas mal de moments difficiles depuis notre arrivée, mais une chose est sûre, si c'était à refaire, je n’hésiterais pas, le bilan de mon immigration est vraiment positif et même si j'ai mis un certain temps à trouver ma place ici, je peux désormais dire que le Canada est mon chez-moi.

Nous ne sommes toujours pas certains de faire notre vie à Montréal, pas parce que la ville n'est pas agréable à vivre, bien au contraire, mais parce que nous aimerions aussi connaître une expérience dans un milieu anglophone (je sais que c'est possible à Montréal, mais personnellement je n'arrive pas à me résoudre à parler anglais au Québec).

Trois ans c'est une date importante, surtout parce qu'après trois ans nous avons le droit de demander la nationalité canadienne, ce que nous allons faire sans aucun doute le plus rapidement possible.


mardi 30 novembre 2010

L'immigration, un phénomène qui fascine?

Nous ne sommes pas les seuls à avoir fait le grand saut, à être partis de la France en quête de grands espaces, de meilleurs boulots, d'une meilleure qualité de vie ou autre.

Comme nous sommes de plus en plus nombreux, de plus en plus de médias consacrent des reportages aux expatriés français au Canada. Je pense que nombre de Français ont déjà pensé à quitter la France ou possèdent un membre de leur famille parti à l'étranger, alors forcément le sujet intéresse, les gens sont curieux de voir ce que ces expatriés ont à dire, si l'herbe est vraiment plus verte en Amérique du Nord ou pas!

En traînant sur la toile, je suis tombée sur cette vidéo de France 2.

Même si je pense que chaque expérience est unique, il est toujours intéressant de voir ce que les autres ont à raconter.

Les Français s'installent au Québec - Ma-Tvideo France2
(cliquer sur le lien pour voir le reportage en plus grand. C'est court cela ne dure que 3 minutes).

À noter la phrase : « on nous laisse notre place mais c'est à nous de faire notre place ».
Il est vrai que pour le moment, le Québec accueille les Français à bras ouverts, mais une fois sur place, rien ne sera acquis d'avance!

jeudi 18 novembre 2010

Deux ans déjà


Je n'ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à ce blog dernièrement car je suis pas mal occupée avec mon autre blogue professionnel et ma page FB pro mais je ne pouvais pas laisser passer cette journée sans mentionner qu'aujourd'hui exactement marque le jour de notre arrivée au Canada, deux ans plus tôt.

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(photo à notre arrivée à la douane, le 18 novembre 2008)

Ces deux ans sont passés très vite et paraissent une éternité lorsqu'on regarde toutes les choses accomplies en seulement deux ans.

Pas trop le temps de faire un bilan mais disons que même si le départ de l'Argentine fut douloureux, nous avons trouvé le bien-être économique que nous recherchions en mettant le cap sur le Canada.

Quand à Montréal, je ne sais toujours pas si j'y passerais ma vie mais en tout cas j'ai pris mes marques, mes repères, j'ai mes endroits préférés, mes habitudes, mon restaurant de quartier, et l'un dans l'autre je m'y sens bien.

J'apprécie la sécurité et la tranquillité de la ville ainsi que son dynamisme. Je regrette tout de même un peu d'avoir choisi une ville francophone, en y repensant j'aurais bien aimé relever le défi de maîtriser parfaitement une nouvelle langue, l'anglais, en plus du français et de l'espagnol et je me demande encore si je ne déménagerais pas dans une province anglophone un de ces jours.... mais plus le temps passe et plus cela semble improbable, car peu à peu nous nous ancrons dans la culture et prenons des mesures pour devenir un peu plus québécois chaque jour (étude, formation, expérience professionnelle, équivalence de diplôme, permis de conduire, etc.)

Alors voilà, joyeux canadiversaire à nous!

mercredi 25 novembre 2009

Françaises à l'étranger

L'étranger fascine. Il semblerait que de plus en plus de personnes soient attirées par le fait de commencer une nouvelle vie ailleurs.

Que ce soit pour connaître une vie meilleure, pour une question d'insécurité, par goût d'aventure ou pour trouver un meilleur job, chacun a une raison de plier bagages vers l'inconnu.

Et comme l'étranger fascine, les personnes qui ont franchi le pas fascinent elles aussi.

Lorsque j'étais en Argentine, une radio m'avait contacté pour passer à une émission qui avait pour thème, les français à l'étranger. Cette fois-ci c'est une journaliste qui m'a contactée pour faire une interview téléphonique pour un article qu'elle écrit en ce moment.

Moi je me prête au jeu avec plaisir, c'est toujours flatteur qu'on me demande mon avis, mais j'ai toujours du mal à répondre à ce genre de questions.

Pourquoi j'ai émigré? Il y a tellement de raisons, la réponse dépend de mon humeur.
L'entretien radio n'avait pas fonctionné car on s'attendait à des anecdotes cocasses de ma part et que l'axe était principalement ciblé sur les différences entre les deux pays, ou après plus d'un an en Argentine, ces petites différences qui au début me sautaient aux yeux étaient devenues complètement familières après plus d'un an dans le pays. C'est que l'immigration, c'est aussi et surtout le fait de s'assimiler au nouveau pays qu'on a choisi.

Après un an au Canada, je peux dire que je me suis plus facilement assimilée à l'Argentine, mais il ne faut pas se voiler la face, si j'ai décidé de partir de là-bas c'est parce qu'il y a des avantages au Canada qu'on ne retrouvent nulle part ailleurs.

Je le confesse, je me situerais plus facilement dans la catégorie de ce qu'on pourrait appeler une immigration économique. Ma motivation principale en arrivant au Québec était clairement la recherche d'une vie meilleure, économiquement parlant puisque sur les autres plans, je n'ai pas à me plaindre par chance.

Dire que j'ai réussi serait un bien grand mot, surtout que je suis de retour à la case départ après un an, à la recherche d'un nouvel emploi pour gagner ma vie, mais ce n'est pas ça que je retiens de cette année passée au Québec. Ce que je retiens, c'est que sur 12 mois, j'ai travaillé 8 mois, sachant que j'ai aussi passé un mois en France à Noël dernier, je trouve que c'est vraiment une bonne moyenne. Et en plus, dans les deux cas, j'ai travaillé dans mon domaine, la traduction, et mon salaire va en augmentant, ce qui est bon signe.
Et trouver un emploi, ce n'est pas évident par tout. L'employé au Canada est "disposable", on peut s'en séparer sans trop de contraintes, ce qui fait que je repars souvent à zéro, mais est-ce vraiment un problème? Pour l'instant pas. Si dans 5 ans je ne vois aucune évolution, je serais certes bien dans l'embarras, mais pour l'instant je ne vois que le coté expérience, et plus on a d'expérience, plus c'est sensé être facile de trouver un bon emploi, non?

Reste à savoir ce que je veux vraiment faire de ma vie, mais c'est un autre problème! Cette pause me donne envie de commencer à chercher du travail comme indépendant. Ca fait longtemps que ca me trotte dans la tête, ca me permettrait de voyager, de passer quelques mois de l'année en Argentine sans pour autant me sentir coupable ou devoir renoncer à une opportunité d'emploi.
Mais évidemment, ca a ses avantages et ses inconvénients. Il faut avant tout se faire une clientèle, et c'est ce qui prend le plus de temps.
Mon âme voyageuse me pousse aussi vers de nouveaux horizons. Ainsi, je pense à préparer un VIE du coté de Vancouver. Mes chances sont minces mais rien n'est impossible, il suffit de tenter sa chance (sur un malentendu ca peut toujours marcher!)
Beaucoup de projets en tête finalement, reste à voir lequel/lesquels vont se concrétiser!!

En attendant, je profite du temps qui s'offre à moi!

vendredi 23 mai 2008

La fin d'une longue aventure...

On peut dire que ça a pas été de tout repos, que ça nous aura donner du fil à retordre, que ça nous aura couté son pesant de cacahouète mais ça y est, nous avons été élu canadien d'adoption par le gouvernement du Canada! En gros, on a fini par obtenir notre carte de résident permanent du Québec.
Vous allez me dire, et alors? Et bien ça va nous permettre de nous installer et de travailler sur le sol canadien en toute légalité, ça peut paraitre pas grand chose, mais c'est déjà pas si mal!!!!

L'aventure a commencé y'a plus d'un an. Ca a été un an de dossiers, de paperasse (entre ça et le mariage on a eu notre dose!), de doute, d'attente, de papiers à lire, d'instructions à suivre à la lettre mais ça y est, le bout du tunnel est enfin apparu ce matin, après le coup de fil de l'ambassade du canada qui nous a gentiment dit que notre visa était prêt et qu'on pouvait partir aujourd'hui si on voulait!
Oulala, pas si vite! C'est bien gentil ça fait un an qu'on attend, on a un peu organisé notre vie, nous! On a un mariage à faire en octobre!

Ah, mais pas de panique, car le Canada a tout prévu! La date d'expiration de notre visa est fixée au 7 février 2009, soit un jour avant mon anniversaire, à croire qu'il voulait à tout prix que je fête mes 27 ans à Montréal (c'est vous c'est ça, vous aviez besoin d'une excuse pour venir squatter et vous osiez pas demander:)!) et à première vue, le départ vrai de vrai aura lieu entre novembre et janvier, on sait pas encore bien.... Pour ceux qui connaissent, c'est quoi la meilleure époque pour débarquer (me sortez pas juillet c'est pas possible!)

Rapide retour en arrière:
En février 2007, l'idée germe dans nos petites têtes suite à une suggestion des parents de Matías d'aller au Canada après avoir assister à une conférence sur le Québec à Río Cuarto (et oui, il lésine pas sur les moyens les canadiens, ils se déplacent pour promouvoir leur pays!). On se renseigne, on est séduit (la neige, les carriboux peut-être?!), on se décide et on commence à remplir le premier dossier!
Première étape: être accepté par le Québec. Non, ça n'a pas été si simple. Ca a pris du temps (on a été accepté par le Québec qu'en décembre), on a du courir à droite à gauche pour obtenir les précieux papiers du genre tous mes relevé de notes depuis la 6è (si j'avais su!!) jusqu'à mon mémoire, avec photocopies certifié conforme (sinon c'est trop facile: pour ceux qui savent pas, ça se fait à la mairie en France!), et bien sûr, l'inévitable acte de naissance, qui ne fut que le premier d'une longue liste de demande... (il devrait nous donner une clé USB à la naissance avec notre acte dessus, total ça va pas changer au cours de notre vie, et on en a besoin tout le temps...à méditer!). Le temps de réunir tout ça, bah, on était déjà en Argentine. Le bordel en Argentine pour obtenir tous les papiers nécessaires pour Matías!
On aura beau dire la France est bien organisée, parce qu'ici, on a galéré! D'abord, ici, tout est payant! L'acte de naissance, la photocopie certifié-conforme, les antécédents pénaux, etc.... c'est pas forcément cher mais qui dit payant dit aller à la banque, parce qu'on accepte pas d'argent dans la plupart des organismes gouvernements, et donc faire la queue, à la mairie pour demander le papier, à la banque pour payer, à la mairie pour avoir le papier, et ça ouvre que jusqu'à 13h! Autant dire que pour n'importe quelle démarche faut t'y prendre à deux fois!
Mais c'est pas grave, motivés comme des fous, on a vaincu toutes les files d'attentes et les "ah non, il vous manque un papier, revenez demain", on a réuni les papiers et on a présenté le dossier!

Bon, blablabla, on a été accepté par le Québec. Deuxième étape, être accepté par le Canada, cette fois!
Normalement, c'est les doigts dans le nez, mais quand même, d'abord ça fait peur parce qu'ils sont super stricts, et puis on est jamais à l'abri d'un malentendu!
Du coup rebelotte, encore tous les dossiers, les papiers, bref mi-décembre (et oui on a été vite cette fois!) on présente le dossier. Moi qui me voyait au Canada au plus tard en février, je me suis mis le doigt dans l'oeil!
Une fois le dossier envoyé après de nombreux doutes et hésitations quand aux papiers à fournir (il faut dire que la politique de l'ambassade du Canada c'est: je ne réponds pas au téléphone...ni aux mails, ni aux fax, en gros je te laisse galéré tout seul) on s'est lancé! Février: une réponse: feu vert pour la visite médicale! Ouai!!!!
On est donc en route pour Cordoba afin de prendre RDV avec un docteur reconnu par l'ambassade (qui en fait était le consul de France à Córdoba, ironie du sort!) et zouh hop hop hop,l'aventure continue!
Tout le monde dit qu'après la visite médicale ça va très vite....alors on s'attendait à une réponse dans le mois, deux mois max.... ça aura quand mis 3 bons mois pour nous dire le OUI final. HOURRA!!!!!!
Faut quand même que je vous raconte le coup des fotos pour le Canada!
Alors Mr Canada a décrété qu'il fallait que les fotos sur la carte de résident ait des dimensions précises et un fond blanc, très blanc, c'est pourquoi il te donne une liste de critères à donner à ton photographe pour te faire la jolie photo: Alors là, j'ai une question pour Mr Canada: pourquoi tu dis que tu veux des photos avec négatifs qui sont tout à fait impossible à faire quand en fait tu t'en fous et que ça te dérange pas d'avoir une foto digital????!!!!!!!!!!!
Du coup on a cherché dans tout Río Cuarto un photographe qui nous fasse nos photo spécial canada!
Premier essai: rejeté!
Ok, qu'à cela ne tienne, on y retourne, le gars trop sympa, il essaye de nouveau, on envoie, coup de fil de l'ambassade qui a enguelé Matías parce que les photos étaient pas bien!!!!!! Panique à bord, toutes nos ressources riocuartense sont épuisées, mais que faire!
Mon mari très intelligent en profite pour lui demander où on peut faire de bonnes fotos!
Elle lui donne le nom d'un photographe à Buenos Aires, ok, de toute façon il faut qu'on aille à l'ambassade pour leur apporter nos passeports alors on va en profiter pour faire les fotos!
Une nuit dans le bus , arrivée Buenos Aires 7h du mat' (pas très frais...), on se dirige direct vers le photographe....qui ouvre à 10h! Ok, ça nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner et de faire un petit tour!
On arrive: Photo Canada? Pas de problème, facile! Ah bon, mais avec le négatif? Nonononnnn, pas négatif! Photo digital!! Tout le monde fait ça, pas de problème ! (je parle comme ça parce que c'était des chinois!!!)
Et là, dans ma tête, j'en ai vraiment voulu à l'ambassade!
Nuit blanche dans le bus + flash dans la gueule = photo d'Anne-Sophie et Matías très moche!
Et bah merci! C'est comme ça que je commence mon insertion dans la société canadienne, avec une gueule trop pourrie! Même le petit chinois il a rigolé! (enfin, il a pris genre 20 photos et y'avait pas moyen, alors j'ai pris la moins moche!)
Là vous vous dites, non, elle doit pas être si moche...vous vous trompez, c'est horrible! J'espère qu'on peut changer au bout d'un an, sinon c'est décidé je la perds!!!!


Enfin peu importe, c'est fini!
Maintenant reste à décider de la date de départ et puis roulez jeunesse!
On laisse les 40° argentin pour passer aux -30° canadien! De l'asado à la poutine! (ça va me manquer la nourriture argentine!)
Et oui, on vous fait voir du pays!
Enfin si tout va bien Montréal c'est destination finale, croisons les doigts!!!!