mercredi 13 mai 2009

Le nouveau mythe de la caverne

C'est le titre d'un article que je viens de lire dans Libé. Le nouveau mythe de la caverne, c'est cet eldorado que représente l'Europe pour l'Afrique, les États-Unis pour l'Amérique du Sud, une lueur d'espoir pour sortir des conditions de vie précaires de leurs pays, et au bout du voyage, pour beaucoup, la désillusion.

Qu'est-ce qui se passe dans nos têtes quand on décide de quitter nos pays, d'aller chercher ailleurs, ce qu'on ne trouve pas chez nous.
Je n'ai pas rencontré un seul québécois qui ne m'ait pas demandé pourquoi j'avais choisi le Québec, partout, lors de mes entretiens d'embauche, entre amis et même, chez le docteur, tout le monde veut connaître la merveilleuse histoire qui m'a poussé dans les bras du Québec.
Et chaque fois, je ne sais pas quoi répondre. C'est encore confus dans ma tête pourquoi le Québec et pas un autre endroit de la planète, beaucoup à cause de leur coté "défenseur du français", un peu à cause de "Beau dommage" (bah quoi, j'aime bien leurs chansons!), et surtout grâce à leur politique d'immigration qui nous a permis de tenter notre chance.

Et le FROID? Ma fois, je crois qu'il faut choisir son camps désormais sur la Terre : c'est ou très chaud (comme l'Argentine qui a connu des records de chaleur cette année), ou très froid (comme cet hiver), l'entre deux, oui, il reste l'Europe, mais pour combien de temps?! :)

Mon parcours fut certes un million de fois plus simple que celui de l'auteur de cet article, mais dans le fond, je ne suis pas sûre que nos motivations aient été si différentes. Le résultat l'est certainment, en tout cas pour l'instant, mon eldorado ne m'a pas déçu !

mardi 12 mai 2009

Quoi de neuf docteur?


Il semble que le Québec manque cruellement de médecin.
Hier, j'ai fait mon baptême dans le monde médical canadien. Pour pas grand chose en fait, juste pour pouvoir obtenir une ordonnance, mais l'expérience fut mémorable!
En fait, j'avais RDV lundi matin dans le centre CLSC de mon quartier. De là, j'ai gentiment été renvoyé vers l'hôpital de mon quartier puisque la clinique n'avait pas de RDV disponible avec un docteur avant un mois!
À l'hôpital, j'ai reçu un petit numéro avec l'ordre de revenir à 13h. Soit, me voici de retour à 13h, j'attends qu'on appelle mon numéro, je suis dans les dernières, on finit par m'appeler, on saisie mes informations personnelles, et là j'ose demander : vous pensez que je vais devoir attendre encore longtemps ? Petit sourire en coin de la personne à l'accueil : vous êtes dans les dernières, prévoyez d'attendre un bon moment.
Une heure et demie plus tard (je m'attendais à pire!), j'entre dans le cabinet du docteur! Tout va bien, on m'examine, puis il me confie aimablement que je n'aurais pas du venir à l'hôpital si je n'avais pas d'urgence, que j'aurais dû aller consulter mon médecin de famille, et il m'explique un peu comment fonctionne le monde médical au Québec. En fait, un médecin de famille sert à tout apparement, on ne consulte des spécialistes que sur ordre du médecin de famille, et uniquement si celui-ci à besoin d'un deuxième avis. Tout s'éclaire donc!
Puis il m'explique qu'il est très difficile de trouver un médecin de famille de nos jours, que les docteurs sont surbookés, tout ça dans un mélange d'anglais-français assez sympatique...whatever!

Et oui, tous les jours je rentre un peu plus dans la culture québécoise!! Je suis finalement repartie avec une ordonnance sous le bras...qui prescrivait un médecin de famille dans les plus brefs délais!!!!

dimanche 10 mai 2009

Les séries comme on les aime



On n'a pas vraiment été gâté par le temps ce week-end ! Samedi pluvieux et dimanche nuageux et froid, un temps à ne pas mettre un chat dehors!
Mais surtout, un temps à télé (alors que la télé, nous on l'a pas!)
Et pour deux accros comme nous, c'est parfois un peu difficile de passer les fins de semaine pluvieuses, surtout avec un seul et unique jeu de société en notre possession...
Heureusement, il reste l'ordinateur! Pour surfer sur la toile, regarder des films et même, découvrir de nouvelles séries!!!!!

Mablonde.tv, c'est une de ces mini-séries sur Internet, un peu du style Un gars, Une fille.
Pour ceux qui se souviennent du post sur Antoine, Bibi et Casimir, c'est un peu le même concept, mais version québécoise.

Mablonde.tv est donc une petite série fort réussie. Vous la retrouverez d'ailleurs probablement sur les petits écrans (de télévision cette fois!) dans quelque temps, car j'ai déjà entendu dire qu'ils étaient en négociation pour adapter la série à la télé.
En tout cas la série est sympa et la blonde en vedette plus que convaincante! (Rappel de québécois : une blonde ici, c'est une petite amie, et l'équivalent masculin, c'est un chum). J'adore le moment où elle bosse comme messagère pour la Saint-Valentin, celui où elle rend visite à sa mère, ou encore le coup de l'entretien d'embauche! Pour en savoir un peu plus, lire l'article sur Canoé.

Bon, je vous laisse y jeter un coup d'œil au cas où le mauvais temps aurait eu raison de votre bonne humeur, ça vous remontera le moral à coup sûr!

En espérant que la semaine à venir sera plus clémente au niveau de la météo!

mercredi 6 mai 2009

Dites moi si je me trompe...

Une des principales différences entre la France et le Québec, c'est la valorisation des diplômes. C'est facile, le meilleur exemple c'est qu'il faut une formation de 5 ans en Europe pour devenir traducteur alors que la formation québécoise, elle, ne dure que 3 ans.
Et être surdiplômé au Québec, ça peut nuire.
Je suis depuis peu de retour sur le marché de l'emploi. Je cours donc d'entretien en entretien (et pour l'instant de déception en déception !) mais  d'un naturel optimiste et je suis persuadée que je trouverais le travail de mes rêves (avec le salaire qui va avec !)

Aujourd'hui j'ai tout de même essuyé un refus un peu troublant. Je n'ai pas obtenu un poste de gestionnaire de projet de traduction parce que la personne a estimé que j'étais trop qualifiée de part ma formation en traduction et que je risquais de trouver le travail ennuyeux. Pardon?!
Je veux être gestionnaire de projet pourtant, j'essaie de donner un nouveau virage à ma carrière, de toucher un peu à tous les domaines du secteur de la traduction pendant que j'en ai encore la possibilité.

Soit, cette réponse m'a laissé sans voix, surtout que c'est pas la première fois qu'on me donne une réponse du genre! Alors est-ce juste une manière polie de me dire que je ne correspond pas au profil recherché, probable, mais tout de même je suis sûre que ça cache un semblant de vérité.

En France, bientôt il faudra un bac +2 pour être caissière, on nous pousse à faire des études, des longues études même, licence, master, doctorat, post-doc, tout est bon, et avec ça un peu d'expérience s'il vous plaît parce qu'il ne fait pas bon débarquer à 30 ans avec son diplôme sous le bras et sans expérience à coté !!! Alors on fait des stages, et encore des stages pour tenter un jour, de rentrer dans la vie active ! (évidemment cette description ne concerne pas les ingénieurs, bande de veinards, c'est tellement dur de ne pas être scientifique de nos jours !!!)

Au Québec c'est différent, la moyenne arrête leurs études après 3 ans d'université. Et c'est bien comme ça. Avec un diplôme d'études collégiales (en fait, notre bac) on a déjà pas mal de portes ouvertes.
Personnellement, je trouve ça bien, sauf quand ça se retourne contre moi. C'est peut-être simplement une excuse, n'empêche que jamais en France on entendrait ce genre d'explication !!!!

vendredi 1 mai 2009

Vous y croyez, vous, aux remèdes de grand-mères ?

Notre société est d'un compliqué ! Il faut se méfier de tout, et en même temps, tout est fait pour nous pousser à réfléchir le moins possible !!
Acheter, consommer, oui, mais quoi ? Pourquoi ?

La société québécoise et canadienne en général a la réputation d'être une société de consommation. Alors que je préparais mon expatriation, je lisais partout qu'il n'était pas rare que les québécois soient sur-endettés, que le québécois n'hésitait pas à changer ses meubles tous les deux ans juste parce qu'il pouvait acheter à crédit (je cite cette anecdote parce qu'elle m'avait beaucoup intriguée à l'époque!), d'où les fameuses aubaines qu'on pouvait trouver sur les trottoirs le jour des encombrants (car il parait qu'on peut meubler son appart en quelques minutes juste en restant à l'affût de ce que les gens jettent et mettent sur le trottoir...en tout cas, pas à Verdun!)

Je ne dirais pas que c'est vrai, je ne sais pas trop, et j'imagine que la crise a eu un impact sur la façon dont consomme les gens, mais c'est vrai que le système tel qu'il est conçu  pousse plus à la consommation que dans certains autres pays. D'abord parce qu'ici, on peut dépenser l'argent qu'on a pas, grâce à la carte visa, qui en fait ici permet d'acheter à crédit, alors qu'en France on l'utilise ni plus ni moins comme une banale carte de débit, si la somme ne figure pas sur notre compte bancaire, la carte est rejetée, fini le shopping!!!!

Ici, il y a pleins d'astuces pour faire des "points" tout en consommant, ce qui, évidemment, pousse encore plus à la consommation. Il existe par exemple la carte "airmiles", qui permet d'acheter des produits tout en faisant des points qu'on pourra échanger par la suite contre des articles ou des voyages. C'est un peu différent des cartes de fidélité puisque cette carte peut être utilisée dans plusieurs magasins. On peut même faire la "chasse aux airmiles", acheter le shampoing X plutôt que Z parce qu'il vaut 2 airmiles!! (sachant que la formule d'acquisition classique est de 1 airmile par tranche de 20$, vous comprendrez qu'on a pas mal d'argent à dépenser avant d'obtenir notre aller-retour gratuit à Buenos Aires!!!).
Il faut donc magasiner malin!!!
Souvent d'ailleurs les boutiques qui adhèrent au concept de la carte "airmiles" sont un peu plus chers, il faut donc rester vigilant, ouvrir l'oeil! Néanmoins je dois vous dire que je me suis prise au jeu. Je me sens comme récompensée quand je fais mes courses de cette façon!

Je l'avais déjà dit, les Montréalais ont tendance à manger dehors ou à commander des plats tout fait, et les rues sont envahies de personnes arborant leur énorme tasse de café! (D'ailleurs, c'est encore un mystère pour moi de comprendre comment on peut boire et marcher en même temps, mais les Montréalais s'en sortent très bien !). Dans le métro, qui n'a pas son IPod ? (avec la toute dernière tendance, avoir un casque assorti à la couleur de l'IPod !). Le pouvoir d'achat est donc probablement assez élevé dans la ville à en juger par le comportement de ses habitants. C'est agréable d'ailleurs, ça crée de la vie, de l'animation, Montréal est comme qui dirait une ville qui bouge ! C'est agréable sauf pour celui qui n'a pas les moyens de suivre le rythme en fait, et qui se sent comme rester sur le quai d'un grand train en marche !

Mais peut-on consommer autrement ? C'est toujours difficile d'aller à l'encontre de la tendance général, Exister n'est-ce pas appartenir à la société ? Faire comme les autres ?
Oui mais j'ai trouvé un rayon ou il est facile et même à la mode de se démarquer ! Les produits de beauté !

Je n'ai jamais tenté l'aventure des produits fait-maison mais j'ai parcouru quelques articles sur Internet qui traitaient du sujet! Revenir aux sources, utiliser les produits du quotidien pour en faire de redoutables armes de beauté!
Apparemment, le vinaigre de cidre de pommes est très populaire pour ce qui est de la beauté des cheveux! Pour les masques de beauté, je crois qu'on aura tout entendu, de la rondelle de concombre sur les yeux au masque de yaourt sur la tête! Néanmoins dans ma famille on a toujours prôné les vertus bienfaitrices de l'argile verte pour ses propriétés assainissantes et je confesse que je me suis transformée en affreux monstre vert plus d'une fois dans ma vie!!!
Pour les blonds, se rincer les cheveux avec une infusion de camomille.
J'ai pas vraiment approfondi mes recherches mais ça m'a amusé de revenir aux sources...ah, mais comment faisaient toutes ces femmes lorsque L'Oréal et Nivéa n'existaient pas?!

Est-ce que ça marche, aucune idée, à vrai dire je n'ai encore rien essayé, mais ça doit probablement fonctionner aussi bien que les produits qu'on achète dans le commerce:)